Parcours

Michel Mineur, né à Charleroi en 1948, fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Mons.  Il y choisit les extrêmes : le petit format (la gravure) et le grand (l’art monumental).  En fait, ce qui l’intéresse, c’est le métier, les techniques.  Selon lui, la peinture, ça se vit, cela ne s’apprend pas par des recettes.
Il approfondit son métier de graveur à l’Académie des Beaux-Arts de Belgrade (Yougoslavie) durant l’hiver 1971-1972.
En réaction contre les modes ambiantes (Pop Art et Op Art), ses œuvres sont alors sauvages, un peu iconoclastes (il grave par exemple avec un clou plutôt qu’avec un burin ou une pointe-sèche).
Cette liberté attire l’attention de Christian Dotremont (qui préface sa première exposition personnelle à Bruxelles) avec qui il correspond  et travaille jusqu’à la mort du fondateur de Cobra en 1979.

Fin 1975, il change de cap, opte pour le flou, avec pour thème “la condition paysanne”, le déclin et presque la disparition du petit monde rural.

Vers 1976, apparaissent les fonds imprimés.  D’abord des papiers peints .  Des personnes âgées se fondent dans ces “tapisseries florales” avec les traces d’une époque qui s’éteint elle-aussi : photos de famille,cadres pieux…

A partir de 1978, il peint sur des cartes géographiques ou des plans de ville.  Pour opposer deux genres de vie, il  inscrit sur ces labyrinthes de routes et d’autoroutes, des villages isolés, des bouts de paysages stagnants et diffus.

Il réalise en 1986 une peinture murale de 70 m2 (des iris géants dans un local destiné aux ordinateurs) à la Banque Nationale de Belgique à Bruxelles

Fin des années 80, retour a l’humain: des nus noyés dans la buée de la salle de bain, entrevus à travers un rideau ou cadrés en gros plan

Il multiplie les supports les plus divers: journaux (chinois ou russes), tracts électoraux, pages financières, accueillent la trace de la neige éphémère ou des touristes en pleine cuisson sur une plage.  

Il délaisse parfois l’acrylique pour des essais avec d’autres médiums.  Ainsi, en 2006-2007, des “souvenances” de l’Entre-Sambre et Meuse sont tracés au goudron visqueux.  Paysages banals, matériau banal.

D’un séjour en Alberta (Canada) naissent  les “Canadian Rockies” (vues des Montagnes Rocheuses) qu’il expose à Namur (Maison de la Culture) en 2011 avec une préface de Michel Draguet.  

Son intérêt pour la peinture d’Extrême-Orient s’exprime dès 2008 au lavis d’encre de Chine: des “paysages wallons” sur des calligraphies asiatiques.  Deux civilisations aux antipodes.

Plus proche en style d’une dame du Quattrocento que de la pin up américaine, une femme se dévêt, s’habille, se mire, se rajuste sur fonds d’actions boursières ou de cours financiers.  Commencée depuis dix ans, cette série en cours (“actions périmées”) lutte à sa modeste manière contre le déclin de la culture européenne.  Avec la crise économique en arrière-plan.

Collections

Œuvres dans les collections du Crédit Communal de Belgique (Belfius), de la Banque Nationale, de l’Etat Belge, de la Chambre des Représentants, de la Communauté Française de Belgique, du Gouvernement Wallon, de la Province de Namur, des Musées de Mons, d’Ixelles, de l’Art Wallon à Liège, des Cabinets des Estampes de Bruxelles et de Paris, du Cabinet Graphique de Belgrade (Yougoslavie), de la Kunsthalle de Nuremberg (Allemagne) et du Musée d’Art Contemporain de Bahia (Brésil).

Expositions

Participe aux expositions internationales, biennales et triennales de gravure et de dessin à Berlin, Grenchen, Séoul, Kanagawa, Londres, Newcastle, Miami, Bilbao, Paris, Cadaqués, Belgrade, Niš, Ljubljana, Sarajevo, Novi Sad, Barcelone, Patras, Strasbourg, Frederikstad, Prague, Dunkerque, Chamalières, Tokyo, Luxembourg, Sansepulcro, Tuzla…  

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